Revue de presse

Sud Ouest: Geowine se greffe sur les bouteilles

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Geowine se greffe sur les bouteilles

Après trois ans d'études, ce concept utilise les nouvelles technologies pour valoriser le vin.

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Michel Doligé et Michel Debord ont mené le projet pour la CCI du Gers. Photo archives M. A.

Hier, à la Chambre du commerce et de l'industrie de région, à Blagnac, près de 70 participants se sont pressés pour assister à la conférence finale du projet Geowine.

Depuis trois ans, six partenaires dont la CCI du Gers et Plaimont producteurs ont travaillé d'arrache-pied pour faire aboutir cette recherche menée dans le cadre du pôle de compétitivité Agrimip Innovation.

Localiser le terroir

L'objectif est simple : grâce à des étiquettes à bulle placées sur les bouteilles, les consommateurs pourront, en les photographiant avec leurs téléphones portables, savoir d'où provient la bouteille.

Ces codes à bulles sont prêts à pétiller sur 20 000 bouteilles de château Saint-Go durant les foires aux vins qui débutent dans les prochaines semaines. Un premier test commercial pour le projet Geowine, qui n'avait pas encore quitté son labo.

Mais Geowine, ce n'est pas seulement une étiquette. « Les exposés de Plaimont producteurs ont montré que cela leur avait permis d'améliorer considérablement les pratiques agricoles. Avec la géolocalisation, ils ont déterminé des terroirs et toutes les récoltes 2010 et 2011 ont été pilotées à partir de ces derniers », explique Michel Debord, responsable des projets européens à la Chambre du commerce et de l'industrie.

Déjà, le projet Geowine 2 fait son chemin dans les vignes et dans les têtes. Ce second volet serait l'occasion de s'intéresser à la gestion durable des vignes, c'est-à-dire sur la manière dont elles contribuent à la protection de l'environnement, au développement économique et social du territoire.

C. B.

Article paru le 8 septembre 2011

 
 

Sud Ouest: De la vigne au verre Le Château Saint Go et Geowine

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De la vigne au verre Le Château Saint Go et Geowine

Sur les collines vallonnées de l'Armagnac, ce ne sont plus les tournesols qui égayent le paysage, mais le vert, pas encore bouteille, du vignoble des Producteurs Plaimont.

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Il ne suffit pas de tremper les lèvres pour apprécier le vin, ses qualités se sentent également au nez. Photo Philippe Bataille

Au château de Sabazan, les vignes sont bien alignées, toutes à même hauteur, le soleil pointe même le bout de son nez alors que l'on m'avait dit de prévoir les bottes de pluie pour me balader entre les rangées. La visite commence par l'histoire de la terre, du terroir et bien sûr du vignoble de Saint-Mont, développé surtout par les moines bénédictins au XIe siècle.

Techniques inconnues

L'œnologue pour le groupe des vignerons du Saint-Mont, Thomas Troulay, et l'un des vignerons qui voit pousser les grappes qui donneront le vin du Château Laroque me présentent le vignoble. La prochaine étape, à cette période de l'année où les grappes sont déjà bien formées, sera la « vendange en vert », une technique étrangère à mes oreilles novices. En fait, il s'agit de « faire tomber certaines grappes pour qu'elles soient bien espacées et éviter le pourrissement lorsqu'elles grossiront », explique Thomas Troulay. Donc, si je veux produire du vin pour avoir des raisins de meilleure qualité je dois en sacrifier certains pour permettre aux autres de s'épanouir et de mûrir juteusement sous le soleil gascon.

Nouvelles technologies

Ce nouveau gadget devrait ravir les passionnés de grands crus et vins moins connus mais goûtus dès l'an prochain. C'est un projet qui allie viticulture et géomatique. En clair, chaque bouteille sera dotée de ce que l'on appelle un code à bulles, infalsifiable. En le prenant en photo avec son téléphone portable ou en vérifiant sur Internet, les dégustateurs avertis pourront savoir d'où vient le vin qu'ils goûtent, l'authentifier et même connaître la parcelle dont il est issu. Plaimont s'est engagé dans cette démarche et les codes des crus 2011 du château Saint Go sont répertoriés et prêts à l'emploi. On pourra même retrouver la frimousse du vigneron dont on boit le vin.

Autre point technique de la même veine que j'ignorais, enlever ce que l'on nomme si joliment les « entrecoeurs », ces petits rameaux qui poussent sur le rameau principal, pour laisser les grappes grossir autant qu'elles le veulent. Pour peu j'aurais bien envie d'essayer, mais je crains de couper la bonne grappe et de me faire taper sur les doigts par œnologue et vigneron réunis. En plus, il faut avoir le coup d'œil et le coup de main, la grappe ne se coupe pas n'importe où. Les mains expertes du vigneron récemment retraité après plus de quarante années dévouées à sa vigne, ne tremblent pas une seconde.

Macération et élevage

Étape suivante de mon parcours du parfait vigneron, la fermentation du vin. Au château de Sabazan « c'est très basique », si j'en crois ce que me dit Thomas Troulay : « On cherche à ce que le terroir s'exprime, pour avoir un bon vin, le mieux c'est d'avoir un bon raisin bien macéré. »

Mais pour le côté technique, on se rend au château Saint Go à Bouzon-Gellenave. Les énormes cuves métalliques m'impressionnent, pas d'odeur qui prend à la gorge comme dans la cave à barriques, mais une étude millimétrée de la fermentation des vins. Puis le vin est mis en barriques pour être « élevé », certains vins s'imprègnent plus du bois que d'autres, certains le fondent même dans leur saveur. La disposition est impressionnante, les barriques rangées sur plusieurs rangées, alignées au centimètre près, la bonde en haut pour pouvoir y accéder. Et il ne faut pas oublier de faire pivoter la barrique. Après le temps de la macération et de l'élevage, vient celui de la dégustation. Soit à la barrique pour tester le vin, sentir les prémices d'un futur cru, soit de façon plus classique à la bouteille pour identifier cépages et millésimes.

Je me mets dans les pas de Thomas Troulay, l'expert. Dégustation de blanc et de rosé, tous deux ont macéré entre 16 et 19 °C et se boivent bien frais. Pour le blanc, un Empreinte Saint-Mont, les papilles ont du mal à trouver les goûts, mais une fois que l'œnologue relève son côté vanillé, impossible de m'en défaire, il a raison. Le rosé « d'enfer », qui promet des lendemains difficiles selon son étiquette et le spécialiste, se boit facilement et permet de retrouver des goûts fruités. « Bourgeon de cassis », asserte l'œnologue et quand on sent les échantillons dans la palette du nez, pas de doute, c'est bien cela qu'on avait retrouvé.

Sentir et apprécier

Allez, une tentative avec le rouge, avec un petit coup de cœur pour le château de Sabazan 2007 dont on a visité les vignes un peu plus tôt. D'ailleurs, sans voir l'étiquette les deux vignerons l'ont reconnu sans hésitation. « Là, c'est la catégorie des grands, confirme Thomas Troulay. C'est la finesse et l'élégance. » Les mots me manquent pour décrire ce que j'ai senti, ce que j'ai reconnu. Le vin dévoile ses arômes travaillés durant de nombreux mois, à la dégustation reste toujours cette surprise, même pour Thomas Troulay, de savoir comment il a grandi.

paru le 28/07/2011
http://www.sudouest.fr/2011/07/27/de-la-vigne-au-verrele-chateau-saint-go-et-geowine-461334-788.php

 
 

Article Vitisphère.com

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Geowine : l'identification géographique des vins d'appellation via Internet

Geowine est un projet de 2,3 millions d'euros qui vise à déterminer les variables pertinentes pour qualifier un vin, et notamment tous les « géoidentifiants », tout ce qui est lié au positionnement de la parcelle dans son milieu. Géowine sera, d'une part, un outil d'aide à la décision pour la production, grâce à des photos infrarouges par satellites permettant de déterminer, en cours de millésime, grâce à l’étude du comportement des parcelles vis à vis du stress hydrique, dans quels assemblages les raisins des parcelles seront utilisés.

Tout ce travail technique a vocation à être ensuite répertorié dans une étiquette apposée sur les bouteilles de vin. Cette étiquette contiendra un code que le consommateur pourra photographier, et interpréter ensuite grâce à un portail géoinformatique sur Internet. Labellisé par le pôle de compétitivité Agrimip Innovation, le projet Geowine a pour but d'anticiper la future directive Vins de la Commission européenne qui va imposer la certification géographique des lieux de production pour les vins d'AOP. Il s'agit, notamment, de freiner la contrefaçon (qui représente aujourd’hui 8 à 10% du commerce international et de 20 à 30% pour le vin dans certains pays ).

Les Producteurs Plaimont, la CCI du Gers et la société de Montauban Prooftag s’y sont notamment associés, de même que l’école d’ingénieurs de Purpan (en charge de la base de données). Le Laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (Lereps) travaille quant à lui sur les conditions d’accessibilités du dispositif auprès des producteurs, des distributeurs et des consommateurs et l’Institut de recherche en informatique (Irit) de Toulouse se charge de la sécurisation des informations transmises et la lecture des codes à bulles...

Concrètement, une étiqueteuse autoadhésive apposera un marqueur infalsifiable développé par Prooftag (spécialiste en solutions globales de traçabilité unitaires) lors de l'embouteillage. L’acheteur pourra entrer le numéro inscrit sur la bouteille ou scanner le code à bulles via son téléphone portable ou sa webcam. Le code l'emmène sur un site web spécifique, où il retrouve toutes les informations contenues dans la base de données.

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Article du magazine économique "Entreprises Midi-Pyrénées"

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AGROALIMENTAIRE

Un  code à bulles sur la bouteille de vin valide son authenticité, fournit un bouquet d’informations aux consommateurs et professionnels

entreprises-midi-pyreneesLabellisé par Agrimip Innovation et financé par le FUI, le projet GeoWine qui a mobilisé 2 Meuros, arrive en phase finale après 3 années de R&D. Coordonné par la CCI du Gers, ce programme vise à mettre en place un système intégré de géotraçabilité  permettant de certifier l’origine géographique des vins, d’apporter une information aux producteurs mais aussi aux consommateurs. Le groupe Plaimont, chef de file,  s’est fortement impliqué sur le plan technique dans la faisabilité de ce projet qui a mobilisé plusieurs autres acteurs. Ainsi, l’entreprise Prooftag fournit le code à bulles assurant l’identification du vin, sa traçabilité. L’IRIT a travaillé sur la sécurisation des données accessibles à partir du code à bulles. L’Ecole d’Ingénieurs de Purpan a réalisé l’inventaire et l’analyse des surfaces viticoles d’appellation Saint-Mont étendues sur 1200 ha. 16 terroirs ont été déterminés, ils ont fait l’objet d’une qualification technique mettant en exergue leurs spécificités et potentiels.

Le LEREPS (1) a vérifié l’acceptabilité par les consommateurs de cette géotraçabilité.

L’intérêt de GeoWine est double. La qualification des terroirs avec un descriptif détaillé des aptitudes des parcelles permet aux vignerons de disposer d’un modèle d’analyse systématique. La cartographie et l’étude des comportements des différentes surfaces plantées contribuent à la prise de décision, aident à l’optimisation de l’exploitation. Les SIG, les photos à infrarouge satellitaires ont été utilisés pour lister les éléments de stress du vignoble, établir une radiographie complète des plantations.

Le système apporte au grand public des informations sur le cycle du cru acheté, l’historique de la parcelle, la typicité, le procédé de vinification…tout en certifiant l’authenticité du produit. Une reconnaissance indispensable, eu égard à la contrefaçon qui représente aujourd’hui 8 à 10% du commerce international, voire 20 à 30% pour le vin dans certains pays.

Faisant l’objet d’une dernière campagne de validation, GeoWine aboutit à des résultats concrets. Deux cuvées des Producteurs Plaimont intègreront dans les semaines qui viennent le concept avec son code à bulles, garantissant l’origine, l’histoire du vin dégusté : Béret noir à destination des cavistes et de la CHR, le Château Saint Go vendu en GMS.

Cette offre de géotraçabilité pourra être commercialisée auprès d’autres producteurs de vins. Ces derniers devraient être séduits par cette solution innovante, d’autant plus qu’une directive de la Commission européenne réformera et simplifiera l’étiquetage des bouteilles. D’où la nécessité de se démarquer avec un portail d’informations intégré à la bouteille.

Emma Bao
Diffusé le 26-04-2011

(1)          Laboratoire d’études et de recherche sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux.

 
 

Article la dépèche: "Tout le terroir sur l'info-bulle"

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Tout le terroir sur l'info-bulle

géowine

Olivier Bourdet-Pès surveille les premiers essais du logiciel geowine mis en place par Michel Debord. / Photo DDM, archives S. Lapeyrère. Dans quelques semaines les cols des bouteilles de « Béret noir » et « Château Saint-Go » seront dotés d'étrange collerette laissant échapper des bulles… pas de champagne mais d'informations. En effet, pour les plus modernes d'entre nous, il suffira, à l'aide de son smart phone ou d'un lecteur relié à un ordinateur de le passer sur cette étiquette. Dès lors, sur l'écran apparaîtront, toute l'histoire du vin, le terroir sur lequel il a été élevé et récolté, sa vinification, la photo de son producteur… et toutes les informations que le producteur voudra faire figurer.

« Nous entrons dans l'ère de Géowine », expliquait le directeur technique Olivier Bourdet-Pès. L'Union Plaimont a saisi l'opportunité de l'avance en géomatique détenue par la CCI du Gers, qui est même le leader mondial en « géo-traçabilité ».

Mais avant d'en arriver à l'étiquette bulle et au système informatique, les techniciens viticoles ont dû relever toutes les parcelles de production. Figurent, la situation, la qualité et la composition des sols, l'exposition, la précision d'une parcelle convexe ou concave.

A l'issu, de ces semaines de relevés on parvient sur l'ensemble de l'aire à seize terroirs différents sur quatre sols. Ils se déclineront ensuite en microclimat.

Au delà de l'information qu'il apportera au consommateur, Géowine deviendra rapidement un outil indispensable pour composer les meilleurs assemblages. A ce stade on ajoute une étape à une vinification déjà très scientifique.

logo_la_depeche_du_midiGéowine facilitera-t-il le développement de la production viticole bio. « Il faut pouvoir répondre à des demandes et nous avons actuellement quarante hectares en reconversion… mais nous ne pouvons pas ignorer la filière biologique », analysait aussi Olivier Bourdet-Pès. Une nouvelle évolution se met en place à Plaimont.

 
 

Article la dépêche: Des millions pour encourager l'innovation

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Auch. Des millions pour encourager l'innovation

pôle de compétitivité agrimip

Le code à bulles est déjà une réalité. Aujourd'hui, Plaimont ne travaille plus que sur la forme : « Il faut customiser tout ça », confie Olivier Bourdet-Pees. Troisième pôle de compétitivité à avoir été labellisé par l'Etat en Midi-Pyrénées, Agrimip Innovation a déjà fait faire un bond à cinq entreprises gersoises actrices de la chaîne agroalimentaire. Etat des lieux.

Le pôle de compétitivité Agrimip n'aurait pas avancé dans le Gers sans la CCI. En tant que relais départemental, la chambre de commerce et d'industrie assure notamment une mission d'information, de veille et d'aide au montage de projets innovants dans l'agroalimentaire, en lien avec l'équipe d'Agrimip. C'est ainsi qu'elle a joué un rôle actif dans la mise en œuvre du pôle… et qu'elle a permis au groupe Plaimont de sortir son projet Geowine des cartons. Après ce premier label obtenu en février 2008, Coreva Technologies, Nataïs, GHE et la CCI elle-même (avec l'Agritéléparc) ont suivi, donnant ainsi un coup d'accélérateur énorme à leurs projets R & D en souffrance.

Eh oui, les investissements en matière de recherche et développement ne sont pas toujours faciles à financer, surtout dans les PME. C'est râlant pour des entreprises qui n'en ont pas moins des idées. Qu'à cela ne tienne, Agrimip est là pour donner le coup de pouce nécessaire, comme en attestent les PDG venus apporter leur témoignage sur l'efficacité du pôle de compétitivité, hier soir, à la CCI.

Majoration des aides Oseo

« Rentrer dans la démarche avec Agrimip m'a permis d'obtenir une majoration des aides Oseo », confie ainsi Patrick Barsi, le patron de Coreva Technologies, qui a créé son unité pilote en décembre 2007, à Saint-Brès. Depuis, il a embauché six personnes. Et ce n'est pas fini. Grâce à Agrimip, il a pu trouver deux entreprises partenaires pour travailler en réseau sur du recyclage d'huiles usagers avec de nouvelles applications dans le béton et le bitume. Trois écoles d'ingénieurs les aident à travailler sur le process. Si ça marche, Coreva, qui fait déjà 80 % de son chiffre d'affaire en Europe, pourra viser le marché mondial et créer six à sept emplois de plus.

« Nous permettre de travailler en réseau, c'est ça le bénéfice principal que nous apporte Agrimip. Tout seul, nous n'aurions jamais pu mettre en route le projet Oléovision », ajoute Mickaël Ehmann, le PDGde Nataïs, société leader du pop-corn éclaté en Europe. Son challenge à lui : trouver des utilisations pour des huiles végétales et remplacer l'huile de palme. Agrimip lui a permis de mettre la solution en route.

Et vous, quel est votre projet ?

Les entreprises qui veulent candidater au label Agrimip peuvent se renseigner au 05 62 60 68 61.


Tout savoir sur le vin avec Geowine

Le groupe Plaimont avançait sans faire de bruit, depuis des années, avec ses 220 salariés. Mais ça va changer. Tout ça grâce à Geowine, un minuscule code à bulles qui pourrait très vite être incorporé en série sur ses bouteilles. « Pour l'instant, on a juste le domaine Bourdiou et le monastère de Saint-Mont en test auprès de quelques partenaires. Mais d'ici une petite année, ça devrait voir le jour à grande échelle », confie Olivier Bourdet-Pees, le directeur technique et développement du groupe. L'intérêt dudit code à bulles ? « Les clients qui ont un accès internet sur leur téléphone portable n'auront qu'à rentrer le code, dans le magasin, pour tout savoir sur la mise en œuvre du vin », répond Olivier. Dès lors, terroir et vinification n'auront plus de secret pour les amateurs de Saint-Mont. Traçabilité garantie! Cerise sur le gâteau, cette invention pourrait rapporter quelques royalties au groupe Plaimont pour peu que d'autres vignerons en achètent l'idée. Le marché est prometteur. Alors forcément, Olivier Bourdet-Pees tient à remercier ceux sans qui rien n'aurait été possible. En effet, si le code à bulles est aujourd'hui un outil qui fonctionne, c'est avant tout parce que des écoles d'ingénieurs toulousaines ont aidé Plaimont à sortir son projet des cartons dès lors qu'il a été labellisé par le pôle de compétitivité Agrimip. La CCI du Gers a beaucoup fait pour ça, garantissant ainsi au groupe un accompagnement de septembre 2008 à août 2011. Et les résultats ne se sont pas fait attendre. « On a travaillé avec le labo de télédétection de l'école d'ingénieur de Purpan, avec l'institut de recherche en informatique de Rangueil et avec un labo lié à l'Inra. Ils ont passé près de 2000 heures chacun sur le dossier. Une collaboration qui a été complètement prise en charge par le pôle de compétitivité, ce qui nous a fait économiser près d'un million d'euros. On n'aurait jamais pu y arriver tout seul. On a qu'une seule personne en recherche et développement chez nous ! » Grâce au pôle de compétitivité, Plaimont a trouvé la solution pour aller de l'avant. Bien vu! Mais dans le monde du vin, c'est normal d'avoir du nez, non?


le chiffre

Le chiffre : 5

sociétés labellisées>Dans le Gers. Le label Agrimip fait gagner quelques années en matière de recherche et développement. Cinq structures l'ont déjà vérifié: Plaimont à Saint-Mont, Nataïs à Bézeril, Coreva Technologies à Auch et Saint-Brès, GHE à Fleurance, et la CCI du Gers avec l'Agritéléparc installé à Auch. Dans les cartons, figure notamment un projet autour de la moutarde avec Vivadour et le labo junior 32.


la phrase

« Un conseil, pour être labellisé Agrimip, il faut avoir un projet solide et une très bonne maîtrise de son sujet. »

Patrick Barsi, PDG de Coreva Technologies, une société qui assure collecte, recyclage et valorisation d'huiles... alimentaires pour l'essentiel. Les débouchés : de l'huile pour des chaînes de tronçonneuse, des huiles de coupes, des agents lubrifiants destinés au BTP…

logo_la_depeche_du_midi Article paru le 27/10/2011 par Béatrice Dillies
Edition Grand Sud Gers

 
 

Article L'expansion.com

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Avec Geowine, des bouteilles suivies à la trace

Geowine, c'est Géo Trouvetou au pays du vin. D'ici un an, ce logiciel permettra une traçabilité totale pour les consommateurs du Saint-Mont, un vin du groupement coopératif gersois Plaimont. Les amateurs pourront le déguster via Internet avec le vigneron qui a cultivé le raisin.

Lancé en septembre 2008 avec un budget de 3 millions d'euros et la collaboration du pôle de compétitivité Agrimip Innovation, près de Toulouse, ce projet de système intégré de géotraçabilité, actuellement en phase de test, permet de certifier l'origine géographique des vins, mais aussi d'apporter aux consommateurs des informations complémentaires sur les pratiques du vigneron. Dans un monde vinicole dominé par une poignée de cépages, Plaimont se donne ainsi les moyens de communiquer sur la typicité de ses productions, en mettant en valeur l'impact du terroir.

Comme l'explique Olivier Bourdet-Pees, le directeur technique de Plaimont, l'utilisation sera très simple : "Un code placé sur le goulot de la bouteille, à retranscrire sur Internet, donnera accès à un grand nombre d'informations, comme le processus de vinification, la conduite du vignoble, la sélection du terroir - en somme, tout ce qui fait la spécificité de nos vins." Avec en prime, en vidéo, le ou les vignerons, qui auront participé à l'élaboration du vin.L-expansion.com

 
 

Article 20 minutes : La géotraçabilité mise en bouteille

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La géotraçabilité mise en bouteille

Bientôt, grâce à un simple clic, les amateurs de bonne chaire pourront savoir où a été produit le vin qu'ils consomment, sur quel lopin de terre les vignes ont poussé, et même connaître l'identité de leur vendangeur. C'est en tout cas l'objectif que visent des équipes de chercheurs et des entreprises de Midi-Pyrénées. Nom de code du projet : Geowine*.

Les consommateurs pourront photographier, à l'aide de leur smartphone ou d'une webcam, un code en 2D apposé sur le col de la bouteille. Sur Internet, ils accéderont aux informations disponibles sur le cépage ou encore le type de sol. Elles pourront se doubler d'une certification d'origine des vins grâce au code à bulles, lorsqu'il s'agit de grands crus par exemple. Créée par la société montalbanaise Prooftag et adaptée par les chercheurs toulousains de l'Institut de recherche en informatique, cette empreinte digitale est infalsifiable et doit permettre de lutter contre la contrefaçon, qui représente parfois de 20 à 30 % du commerce du vin dans certains pays. « Cela permet aussi d'anticiper la directive Vins de la Commission européenne, qui vise à simplifier l'étiquetage des bouteilles », insiste Michel Debord, de la chambre de commerce du Gers, partenaire du projet.

Pour l'instant, seul les producteurs de Côtes Saint-Mont, réunis au sein de Plaimont, sont parties prenantes. « Cela va nous aider dans la gestion, afin de savoir quel profil de parcelle peut produire tel type de vin », explique le directeur technique de cette coopérative aux 36 millions de bouteilles par an, Olivier Bourdet-Pees. Encore à l'état de prototype, cette étiquette, qui pourrait coûter de 3 à 4 centimes d'euros, devrait apparaître dans les rayons l'an prochain.

Béatrice Colin

Lien vers l'article sur le site de 20 minutes

 
 

Article la dépêche édition Grand Sud - Toulouse - 3 février 2010

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Vin : une étiquette inviolable garantit l'appellation

Des chercheurs toulousains mettent au point un code pour lutter contre les fraudes.


 Des premiers crus coupés avec des vins de table. De l'alcooltrafiqué qui arbore la forme de la bouteille et les couleurs d'uncognac ou d'un armagnac… Les flacons, les étiquettes, et les classements ne garantissent pas toujours le contenant. Car lacontrefaçon existe aussi dans la viticulture, comme dans la hautecouture, et elle représenterait aujourd'hui 8 à 10 % du commerceinternational, et de 20 à 30 % pour les vins dans certains pays, selonles données de Geowine. Ce projet de recherche et de développementrégional associe les sciences de la terre et les technologies del'information et affiche l'ambition de mieux lutter contre lacontrefaçon, et ceci au moment où la Commission européenne des vinsréclame de la transparence dans les étiquettes des appellationsd'origine protégées.

Sur la collerette

En l'occurrence, l'Institut de la recherche en informatique deToulouse (l'IRIT) et l'entreprise montalbanaise Prooftag Novatech ontimaginé un code à bulles (procédé d'authentification d'un produit) quiserait par ailleurs connecté à une base de données, favorisant latraçabilité de la bouteille. C'est ainsi que ce code à bulles, apposésur la collerette de chaque bouteille, garantirait mieux, soninviolabilité. « Au départ, nous étions favorables à une autresolution, celle d'un code à bulles incrusté dans la capsule. Mais cesystème s'avère trop coûteux », explique Abdelmalek Benzerkri et leprofesseur de l'IRIT ajoute : « Il revient à 5 €, voire 10 € parbouteille et il serait mieux adapté à des grands crus, ou tout aumoins, à des bouteilles qui valent plus de 50 €». Le coût du code àbulles sur le haut du goulot, à l'inverse, est estimé à environ 10 ctspar bouteille. Il devrait en principe être mis sur le marché fin 2 011.

Le procédé d'ores et déjà intéresse les producteurs Plaimont, uneappellation d'origine protégée du Gers qui commercialise 36 millions debouteilles dans 25 pays. Un jour peut-être les vignerons de Frontonsuivront leurs traces.

De la grappe au verre

Enfin, « cette empreinte digitale » séduira probablement lesconsommateurs en leur permettant de tout connaître ou presque du vinqu'ils achètent. « Sur quel terroir, quelle parcelle, quel cépage,quelle remorque apportée à la cave, quel fût, on pourra découvrir ourevisiter toute l'histoire d'un vin », énumère le chercheur toulousainen précisant : « Il suffira d'effectuer la lecture numérique du code àbulles, par le truchement d'un accès internet, et la bouteille setrouvera alors reliée à la bibliothèque de l'appellation, en quelquesorte. Imaginez les discussions sans fin dans les soirées entre amis ! »

Pour l'heure, les partenaires de Geowine se retrouverontaujourd'hui, salle des thèses, au 118, route de Narbonne où ilsprésenteront leur bébé à la presse.

 
 

Reportage France 3 Sud - Midi-Pyrénées

 
 

Article la dépêche: Saint-Mont: Geowine en un clic

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Saint-Mont. Geowine en un clic


200907190608_w350.jpgDes bouteilles qui livreront un passeport détaillé avec Geowine. Photo DDM,

Un procédé innovant tant concernant l'information que la production en route chez les producteurs Plaimont pour l'appellation Saint-Mont. Le consommateur pourra donc consulter Internet et tout savoir sur la bouteille de vin.

Code à bulles.

Un code unique pour chaque bouteille, sur l'étiquette, permettra au consommateur de remonter jusqu'au profil du vigneron, de la parcelle qui a produit le raisin, de la repérer sur une carte ! Un nouveau degré de provenance ! Le consommateur y puisera intérêt pour le terroir et fera de lui un véritable « expert » et la bouteille parlera « qui suis-je ? d'où je viens ? ». Une innovation menée notamment en partenariat avec Prootag et de nombreux partenaires.

La technologie au service des vignerons.

Le procédé Geowine est un projet de recherche et de développement qui utilise la géomatique qui intègre à la fois les sciences de la terre et les technologies de l'information. Il est financé par l'Europe et la région Midi-Pyrénées. 3.000 parcelles seront donc expérimentées, cartographiées (1.200 ha de vignoble) et pour Olivier Bourdet-Pees, responsable technique, « l'ensemble de ces informations sera capable de mettre en parallèle toutes les mesures pour une prise en compte en amont des qualités ou insuffisances prévisibles de chaque parcelle, en fonction de la météo de l'année, et optimiser le travail ». Une estampille d'authenticité qui sera brevetée pour un produit de qualité.

Article publié le 19/7/2009 Voir l'article sur le site de la dépêche

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Article la dépèche: "Le projet Geowine avance"

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Le projet Geowine avance

Recherche. Traçabilité des vins.

200907101303_w350.jpgMichel Debord, coordinateur du projet Geowine présidait hier, au conseil général, une réunion de travail dans le cadre du projet Géowine, qui fait partie des premiers projets labellisés par le Pôle de compétitivité Agrimip Innovation, dans le cadre des programmes de recherche et développement. Ce projet vise à développer un système de géotraçabilité et d'authentification géographique pour les producteurs de vins, grâce à l'intégration du code à bulle. Un procédé complexe, qui permet de retracer l'ensemble des caractéristiques propres à un vin et mis au point par Prooftag, une société montalbanaise créée en 2005 par Franck Bourrières, qui a fait ses premiers pas à la pépinière Novalia. « Cette initiative bénéficie du soutien de nombreux partenaires, dont l'ADE 82 et le conseil général, qui a accordé en 2008 une subvention globale de 60 000 €» soulignait Pierre Guillamat conseiller général de Moissac et président de la commission économie. Ce travail sur la certification de qualité et la traçabilité avance à grands pas.

Michel Debord, coordinateur du projet Geowine présidait hier, au conseil général, une réunion de travail dans le cadre du projet Géowine, qui fait partie des premiers projets labellisés par le Pôle de compétitivité Agrimip Innovation, dans le cadre des programmes de recherche et développement.

Ce projet vise à développer un système de géotraçabilité et d'authentification géographique pour les producteurs de vins, grâce à l'intégration du code à bulle. Un procédé complexe, qui permet de retracer l'ensemble des caractéristiques propres à un vin et mis au point par Prooftag, une société montalbanaise créée en 2005 par Franck Bourrières, qui a fait ses premiers pas à la pépinière Novalia.

« Cette initiative bénéficie du soutien de nombreux partenaires, dont l'ADE 82 et le conseil général, qui a accordé en 2008 une subvention globale de 60 000 €» soulignait Pierre Guillamat conseiller général de Moissac et président de la commission économie. Ce travail sur la certification de qualité et la traçabilité avance à grands pas.

Voir l'article sur le site de la dépêche: http://www.ladepeche.fr/article/2009/07/10/637312-Le-projet-Geowine-avance.html

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Article la dépêche - 31 mai 2009: Madiran. Geowine, outil innovant

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Madiran. Geowine, outil innovant

ladepeche-310509.jpgTant dans l'information que dans la production, il est donc en préparation chez les vignerons Plaimont pour prendre en compte le point de vue du consommateur et celui du producteur.

Code à bulles

Un code unique pour chaque bouteille, sur l'étiquette, permettra au consommateur de remonter jusqu'à la parcelle qui a produit le raisin, de la repérer sur une carte, de la voir sur Internet ! Un nouveau degré de provenance ! Le consommateur y puisera intérêt pour le terroir, connaissance du vin, du travail et profil du vigneron, certification géographique, spécificités de la production. Une innovation menée notamment en partenariat avec Prootag et de nombreux partenaires.

Le procédé

Geowine est un projet de recherche et développement qui utilise la géomatique qui intègre les sciences de la terre et les technologies de l'information. Il est financé par l'Europe et la région Midi-Pyrénées.

3000 parcelles seront donc expérimentées, cartographiées (1.200 ha de vignoble) et pour Olivier Bourdet-Pees, responsable technique, « l'ensemble de ces informations sera capable de mettre en parallèle toutes les mesures pour une prise en compte en amont des qualités ou insuffisances prévisibles de chaque parcelle en fonction de la météo de l'année, et optimiser le travail. Enfin, aussi, d'orienter les assemblages dès les vendanges, sans attendre les premières dégustations et analyses. »


Un nouveau dispositif, un travail technique pour une évidente traçabilité qui freinerait la contrefaçon. Une empreinte digitale du vin étiquetée en quelle sorte !

Edition Grand Sud > Hautes-Pyrénées
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Article du Sudouest- 9 Mai 2009

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 Pour information: Le Pôle AGRIMIP INNOVATION qui doit être cité explicitement dans les articles parlant du Projet Geowine. Geowine est financé par l'Etat, les collectivités locales et régionales.

 VINS ET VIGNOBLES. L'appellation Saint-Mont pilote d'un vaste projet européen de développement

Le projet Geowine

"Les 1 754 parcelles de l'appellation Saint-Mont ont été cartographiées, analysées, modélisées pour accoucher d'une base de données impressionnante. (Phioto Archive Sud-ouest)
 
photo_sudouest.jpgTous les amateurs connaissent par coeur ces fameuses contre-étiquettes, génériques, des bouteilles de vin. Celles qui martèlent depuis des lustres que le rouge « se marie parfaitement avec gibiers et fromages », que le blanc sec « accompagnera idéalement crustacés et poissons » ou que tel rosé reste le compagnon absolu et incontournable pour ses grillades ou son petit taboulé d'été... Ouh, les belles lapalissades...

L'ère de la géomatique

L'appellation Saint-Mont, elle, est en passe d'innover. Pilote d'un vaste projet européen (1) nommé Geowine, elle devrait très bientôt éviter les banalités habituelles et offrir au consommateur une foule de vraies informations sur ces produits. Une première mondiale.

Grâce à la géomatique, discipline intégrant sciences de la terre et technologies de l'information, l'amateur pourra tout savoir de la bouteille qu'il s'apprête à déguster : connaître les parcelles où ont été cueillies les grappes de raisins, la géologie de leur sol, leur inclinaison, leur exposition au soleil, leur altitude et même avoir quelques mots d'un vigneron référence ayant participé à l'élaboration du vin. Il suffira de récupérer le code à bulle, infalsifiable, apposé sur l'étiquette puis d'un simple clic sur Internet. Le tout devrait être opérationnel pour 2011.

Initié depuis trois ans, le projet de recherche et de développement est également un outil pour les producteurs afin d'optimiser les coûts et améliorer la qualité de leurs vins. Avec tout un tas de données sur les 1 754 parcelles et les 2 000 hectares de l'appellation Saint-Mont, les techniciens pourront scientifiquement établir quelles vignes conviendront à quel type de vin. Fini l'empirisme, bonjour l'informatique.

Choix assisté par ordinateur

Pour les millésimes 2010, le logiciel Geowine devrait ainsi déjà déterminer quelles parcelles correspondent à quelles bouteilles.

« Avant, on se basait sur l'expérience. Désormais, nous nous appuierons sur des éléments objectifs, comme des photos infra- rouges par satellite », explique Olivier Bourdet-Pees, directeur technique des Producteurs Plaimont. En fonction de l'altitude des parcelles, de leur pente ou de la typologie de leur sol, l'ordinateur « choisira » si le raisin s'oriente davantage vers un vin haut de gamme ou un autre vers un blanc ou vers un rouge, etc.

Avec les premières informations recueillies, les techniciens Plaimont ont déjà observé des choses impensables, comme des disparités entre deux parcelles pourtant voisines, sur les terres du Monastère, la crème du Saint-Mont : « L'une, avec un sol argilo-calcaire, à fort potentiel, l'autre, avec un sol contenant plus de gravats et moins intéressante. »

Nouvelles observations

« Nous sommes également en train de mettre en lumière l'importance des zones boisées près des parcelles, ajoute Olivier Bourdet-Pees. Pour le vin rouge, les vignes semblent handicapées par les sous-bois pour les millésimes frais ou humides, comme en 2008. »

Des détails en apparence. Seulement en apparence. Car, les techniciens l'espèrent, avec la somme de nouvelles informations recueillies et moulinées par informatique, ils obtiendront de meilleurs produits. Et des vins mieux adaptés au goût des consommateurs.

(1) Geowine est financé par l'Europe et le Conseil régional."

Auteur : jean-charles galiacy

Correction: Le projet Geowine n'est pas Financé par des fonds européens. Il est financé par l'Etat, les collectivités locales et régionales. 

 

 
 

Article de la Dépêche du midi -17 janvier 2009

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logo_la_depeche_du_midi.png Article de la Dépêche du Midi du 17 janvier 2009 à  l'occasion de la réunion de consortium du projet GEOWINE à Auch.

 

Auch. Plaimont veut servir son vin à la carte (géographique)

Des chercheurs travaillent à la mise au point d'un outil pour cartographier le vignoble.

photo-la-depeche.jpg"Prendre une bouteille dans un rayon, lire l'étiquette, découvrir le nom du vin, son cépage, savoir son degré d'alcool mais aussi apprendre les coordonnées précises de la parcelle de vigne qui a produit le raisin dont il est fait, la trouver sur une carte, la voir sur internet… voilà le rêve que caressent les producteurs Plaimont, porteurs d'un projet de recherche et développement labellisé par le pôle de compétitivité Agrimip Innovation.

Pour « inventer » le système qui permettrait de réaliser cette prouesse, plusieurs laboratoires scientifiques ont été sollicités et se sont mis au travail dès le mois de septembre dernier. Cette semaine, tous les partenaires se réunis à la CCI d'Auch pour une deuxième séance de travail collectif. Ils ont désormais trois ans pour aboutir et un budget de plus de 3 millions d'euros alloué dans le cadre du pôle de compétitivité Agrimip.

Porté par les producteurs Plaimont, coordonné par la chambre de commerce et d'industrie du Gers, le projet réunit autour d'une même table des chercheurs de l'école d'ingénieurs de Purpan, du laboratoire d'études et de recherches sur l'économie, de l'institut de recherche en informatique de Toulouse et des spécialistes de l'entreprise montalbanaise Prooftag qui a inventé un système dit de « code à bulles ». Alors que le travail ne fat que commencer, l'école d'ingénieurs de Purpan a commencé à s'atteler à la création d'une première base de données centralisant toutes les caractéristiques géographiques des 1 000 hectares de vignoble choisis pour la mise au point du prototype. « Ce que nous cherchons, c'est à mettre au point l'outil qui permettra de produire une information qui puisse être utilisable en marketing » explique Michel Gay, de l'école d'ingénieurs de Purpan. « Connaître avec précision la localisation de toutes nos parcelles nous permettra de prédire les assemblages que nous allons faire. Cela nous permettra, à partir de parcelles parfaitement identifiées, de sortir de la logique des châteaux » explique Olivier Bourdet-Pees, directeur technique de Plaimont.

Disposer d'un tel outil ouvrirait de nombreuses perspectives commerciales. Parmi les objectifs de la recherche, il y a aussi une anticipation de la future directive vins de la commission européenne. Une « appellation d'origine protégée » imposera en effet une certification géographique des lieux de production.

Enfin, un tel outil permettrait aussi de freiner la contrefaçon en mettant sur toutes les bouteilles un « authentificateur », véritable empreinte digitale grâce à la technologie du code à bulles de la société Prooftag.

Baptisé « Géowine », ce projet d'envergure doit aboutir d'ici 2011. Une fois créé, l'outil serait évidemment breveté et proposé aux autres producteurs de vins dans le monde."


A.M